Bien et PPPW
Nature du bien
Chapelle
Appellation courante
Chapelle Saint Antoine et Saint Gérard
Province
Namur
Entité
Yvoir
Descriptif
Chapelle-oratoire, sur le Tienne, dédiée à Saint Antoine (de Padoue) et au Bienheureux (devenu Saint) Gérard (Majella). Elle se place devant le cimetière civil. Construite en pierre du pays, les encadrements des baies sont en pierre calcaire tandis que les murs sont en grès. La porte en bois est à double battant surmontée d’une baie d’imposte en plein cintre. Sur la partie supérieure du pignon se trouve une triple ouverture en orbe-voie. Une croix latine en pierre surmonte la construction. Le toit est en bâtière recouvert d’éternit.
Inscription(s) - Datation
Vers 1895
Contexte urbanistique et abords
A l’époque où elle a été construite, il n’y avait aucune construction sur le versant. On peut s’étonner de voir cette chapelle surgir de nulle part. Cependant, il faut savoir que le cimetière civil qui se trouve derrière la chapelle devait être obligatoirement construit à l’écart du village, sur les hauteurs et isolé de toute habitation. Il est probable que la volonté du clergé était de maintenir physiquement leur présence par la construction d’un bâtiment religieux d’une taille importante. La chapelle devait être vue avant le cimetière par les personnes qui montaient le Tienne. Il y a une forme de théâtralisation de l’espace tant pour les vivants que pour les morts.
La chapelle serait construite sur un terrain communal par le même architecte qui a bâti l’école des sœurs à cette époque.
Le décret du 23 Prairial an XII (1804), défini les nouvelles règles concernant les sépultures. Voici trois articles :
Article 2. Il y aura hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de trente-cinq à quarante mètres au moins de leur enceinte, des terrains spécialement consacrés à l'inhumation des morts.
Article 3 Les terrains les plus élevés et exposés au nord seront choisis de préférence; ils seront clos de murs de deux mètres au moins d'élévation: On y fera des plantations, en prenant les précautions convenables pour ne point gêner la circulation de l'air.
Article 7 Les communes qui seront obligées, en vertu des articles 1 et 2 du titre Ier, d'abandonner les cimetières actuels, et de s'en procurer de nouveaux hors de l'enceinte de leurs habitations pourront, sans autre autorisation que celle qui leur est accordée par la déclaration du 10 mars 1776, acquérir les terrains qui leur seront nécessaires, en remplissant les formes voulues par l'arrêté du 7 germinal an 9.
Etat général de l’élément
Moyen
Dégradation constatée
Extérieurement, le bâtiment est en bon état. L’intérieur est vidé de son contenu parce qu'il y a un projet de restauration de l'intérieur. La porte doit être réparée car elle se dilate et se contracte. Par moment, la porte ne ferme plus. Le mobilier de la chapelle est en sûreté à l'église.
Fonction(s) passée(s) et actuelle(s)
Liens avec le folklore/rites/fêtes religieuses :
Depuis sa construction, on y célèbre régulièrement la messe, notamment le jour de la fête de Saint Antoine de Padoue (son lieu de décès et dit aussi de Lisbonne son lieu de naissance). Il y a une volonté des paroissiens de célébrer une messe le 16 octobre jour de la Saint-Antoine. Sur l’ornementation de l’autel, on parle du Bienheureux Gérard et non de Saint Gérard car il n'était pas encore canonisé à l'époque où la chapelle fut construite. Gérard Majella fut béatifié le 29 janvier 1893 par le pape Léon XIII et canonisé le 11 décembre 1904 par le pape Pie X.
Saint Antoine est également invoqué pour retrouver les objets perdus, pour recouvrer la santé et, enfin, pour exaucer un vœu.
Saint Gérard est le saint patron des accouchements, des personnes faussement accusées, des bonnes confessions, des frères laïcs, de la maternité, des mères, de la ville de Muro Lucano, des femmes enceintes, du mouvement pro-vie et des enfants à naître.
Date de construction : Vers 1895
Historique :
De 1914 à 1916, suite à la destruction de l’église, le saint sacrement y était reporté chaque matin après la messe célébrée dans la classe gardienne de l’école des filles qui se trouve juste à côté. Ce qui lui valut le passage du cardinal Mercier le 30 juin 1915 lors de son passage par Andenne, Spontin et Dinant, les villes martyres d’août 1914.
La chapelle fut l’objet d’un rafraichissement et d’une restauration en 1988 par une équipe de paroissiens : Angelo Del Zotto, Robert Laloux, Hector Focant et Philippe Lotin.